Des actes de sabotages déplorables

La Société Congolaise des Postes et Télécommunications, SCPT en sigle, est depuis quelques mois, victime, dans sa branche « Télécommunications », d’une campagne de déstabilisation des efforts de redressement entamés depuis l’avènement du Comité de Gestion dirigé par le Directeur Général a.i., Mr. Patrick UMBA, il y a de cela 10 mois.

En mois d’une année, un changement drastique de direction dans la gestion des affaires a permis à cette entreprise du portefeuille de l’Etat de sortir de l’état comateux qui le caractérisait depuis plusieurs années. De grands chantiers de restructuration ont été amorcés dans le seul but d’assainir l’environnement de travail pour in fine, rendre cette entreprise commerciale dont l’Etat est propriétaire profitable.

Ainsi depuis quelques mois, de grandes avancées sont palpables sur plusieurs domaines ; sur le plan de la gestion financière, la Société Congolaise des Postes et Télécommunications a cessé de fonctionner avec des lignes de crédits bancaires, pratique qui l’avait plongé dans une situation de dettes et en avait asphyxié la trésorerie. La Direction Financière de la SCPT, en étroite collaboration avec la Direction Commerciale, concentre donc ses efforts dans la génération des nouvelles sources de revenus et ne se contente que de ses recettes pour gérer ses charges. Cette stratégie a permis non seulement de diminuer le niveau des dettes de l’entreprise mais aussi de la crédibiliser vis-à-vis des partenaires financiers qui pour la première fois, voit la SCPT honorer ses engagements en remboursant petit à petit ses crédits. Cette gestion rigoureuse permet qu’à ce jour, aucun retard de salaires ne soit enregistré à la Société Congolaise des Postes et Télécommunications que ce soit pour les employés actifs que pour les retraités.

Sur le plan du respect de la conformité aux règles de fonctionnement régissant les entreprises de l’Etat et plus particulièrement les procédures relatives à la passation des marchés publiques, la SCPT, qui a été pendant longtemps l’un des plus mauvais élève en la matière, est en train de remédier à cette situation en régularisant avec l’autorité des passations des marchés, tous les dossiers en non-conformité du Comité précédant.

Sur le plan de l’assainissement de l’environnement de travail et de la gestion des ressources humaines, le Comité de Gestion a renoué avec le paiement des cotisations des employés au sein de l’Institut National de Sécurité Sociale, l’INSS, afin d’assurer de manière structurée, la retraite de ses agents. Le dialogue permanent institué par le Comité de gestion depuis son avènement a créer le cadre idéal où tous les sujets liés à la vie de l’entreprise sont débattu en toute transparence avec le Syndicat ainsi que l’intersyndical. Pour rendre l’entreprise plus efficace et rentable, une gestion orientée résultat a été implémenté assortie de sanctions et actions disciplinaires, donnant à la Direction des Ressources Humaines, autrefois vidée de son contenu, une véritable responsabilité sur la performance de l’actif humain.

Sur le volet Poste, une redéfinition des directions d’actions commerciales stratégiques a été faite ayant permis une réorientation des ressources sur des piliers adaptés aux évolutions technologiques de l’heure et porteur de revenu.

Le volet Télécommunications et celui sur lequel de gros investissements en fond propres sont consentis mais est également celui sur lequel mise les ennemis de la nation congolaise pour déstabiliser les efforts de redressement de cette entreprise. Pendant que la nouvelle Direction Technique s’attèle à corriger, avec les compétences locales, toutes les failles flagrantes constatées lors du déploiement de la Phase 1 de la fibre optique (Kinshasa- Muanda) par le comité de gestion précédent, des actes de sabotages délibérés sont constatés depuis, visant à ralentir les efforts de redressement. Il est en effet important de rappeler que tous les problèmes liés à la mauvaise qualité de la fibre optique  au jour d’aujourd’hui, oblige le Comité actuel à consentir des investissements considérables sur la fiabilisation de l’axe Kinshasa- Muanda, axe principal d’entrée de la fibre en République Démocratique du Congo mais dont les travaux d’acceptance et de validation technique présentés par les partenaires à l’ancien Comité de gestion en son temps, avaient été validé par celui-ci avec beaucoup de complaisance.

Depuis les 3 derniers mois que les travaux de fiabilisation de cet axe ont été lancé avec nos ingénieurs maisons, la SCPT a atteint pour la première fois un taux de disponibilité de l’internet proche de la norme reconnue par les standards internationaux avec une capacité atteignant 100 Giga; ce niveau de performance avait permis à la SCPT une autre grande réalisation, celle de la pose par nos ingénieurs maison, du câble sous-marin de la fibre optique entre Kinshasa et Brazzaville, créant donc la première redondance de la fibre en RDC ; il vous souviendra que lors de la coupure de l’internet intervenu au Congo Brazzaville il y a quelques semaines, la SCPT a permis à ce pays frère d’avoir de la redondance et a donc connecté l’entreprise Congo Télécom (l’équivalent de la SCPT au Congo Brazzaville) ainsi que la société de télécommunication MTN à partir de Kinshasa. Mais tous ces efforts font depuis l’objet d’une campagne de déstabilisation caractérisée par des actes de sabotages de nature presque criminelle. Plusieurs fois, les salles de machines basées au bureau de la poste sur le Boulevard du 30 juin ont été visité en pleine nuit sans qu’aucune autorisation n’ait été octroyée, poussant la Direction Générale à les sécuriser avec des caméras de surveillance ; au mois de Mai 2017, pendant que les travaux de fiabilisation se poursuivent, des inciviques avaient déterrés et sciés le câble de la fibre aux alentours de Mbanza Ngungu dans le Kongo Central;

 Il y a une semaine, un tronçon du câble a été incendié et brulé à quelques kilomètres de Kasangulu, toujours dans le Kongo Central.

Le Comité de gestion de la Société Congolaise des Postes et Télécommunications a depuis saisi le bureau du Procureur Général de la République pour solliciter l’ouverture d’une enquête sur ces actes d’incivisme odieux afin que les coupables soient traduits devant les instances compétentes. Tout en déplorant ces actes criminels, le Comité garde le cap de manière sereine et assure la population congolaise en générale et ses usagers et clients en particuliers, que le déploiement de la fibre optique, patrimoine national, demeure l’un des piliers majeurs de croissance économique pour notre pays et sa protection est l’affaire de tous.

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